DIANE GOLDSTEIN
PORTRAIT
« 'Lumineuse', tel est l'adjectif qui vient à l'esprit quand on rencontre Diane pour la première fois. Blonde, teint diaphane et couleurs poudrées, tout en elle évoque la douceur, la féminité. Seul le regard, limpide mais perçant, trahit la détermination. La passion plutôt, tant Diane vit et respire fashion depuis sa plus tendre enfance. C'est pour elle un art de vivre, une esthétique. Sensibilisée au beau par ses parents, respectivement sculptrice et architecte, elle a fait évoluer les Soulages, Rothko et Klimt de ses premiers émois vers plus contemporain. Aujourd'hui, c'est plus pour Ian Navarro, Jenny Saville, Lucian Freud ou Cindy Sherman qu'elle se passionne et ne manquerait un salon de la FIAC pour rien au monde. C'est simple, si elle n'avait pas été styliste, elle aurait été artiste. La musique aussi a une importance primordiale dans sa vie et, outre les Gun's qu'elle écoute à fond dans sa voiture, elle est plutôt soul et ne peut créer sans des notes dans la tête.
Pour compléter la palette, il ne faut pas oublier de mentionner les voyages, auxquels elle a été habituée toute petite. De l'estancia familiale en Uruguay au chalet de Megève, en passant par Londres où elle a fait ses études à la prestigieuse St Martin's School, jusqu'à Los Angeles qu'elle affectionne particulièrement et les pays d'Asie qu'elle parcourt aujourd'hui pour son métier ; toutes ces destinations sont pour elle un point de départ à la création.
Pourtant, la source essentielle de son inspiration, Diane la puise auprès de ceux qui l'entourent. Ses amies d'enfance, qui lui renvoient la balle comme personne par leur originalité, leur allure décalée et leur style affirmé. La femme qu'elle dessine est à leur image, rock et classique à la fois, féminine, en un mot parisienne. Son mari, son double complémentaire, avec lequel elle a créé April, May en associant tout simplement leurs deux mois de naissance. Déjà maman de deux petits garçons, des « braguettes » comme elle le dit en plaisantant, Diane veut donner naissance aujourd'hui à un troisième enfant, sa première boutique à Paris. Puis, qui sait, créer une ligne pour hommes, avec le sien pour muse. Un souffle créatif qui rend joliment hommage à son prénom... »
Florence Valencourt
Le Trianon - Paris